Adolescente fraîchement sortie de l’envers du décor, je me regardais dans le miroir sans fermer mes paupières, pendant de longues minutes, jusqu’à ce que mes larmes floutent ma vue, faisant alors apparaître d’autres moi-mêmes,
des beautés, des femmes et des hommes, des monstres et des chimères, tous ces avatars de moi, splendides et horriblement laids… Quasimoda, quasiment là, me voilà !
Et si nous étions muse et museau les uns pour les autres ? Car la source primaire de dialogues est une invitation à un jeu créatif par une passerelle fluide entre des medium artistiques différents. Dessin, poésie, danse, musique, photo, film, sculpture, théâtre, art culinaire, stylisme, etc…
Ici l’inspiration appelle à la collusion créatrice. A chaque alliance sensible une question se pose et une réponse germe à partir d’une autre œuvre. La question comme la réponse viennent de la pratique elle-même. Toutes les deux sont singulièrement incomplètes et là dans leur écart niche une beauté.